OuiHop séduit la Société du Grand Paris

La Société du Grand Paris, Île-de-France Mobilités et la RATP viennent de signer un partenariat avec la start-up de covoiturage à courte distance et « en temps réel » OuiHop’

Lancé en 2015, OuiHop’ met en relation les piétons à la recherche d’un moyen de transport et les automobilistes disposant de sièges libres dans leur voiture. La particularité de OuiHop’ réside dans le fait qu’il ne requiert pas de réservation préalable : le piéton formule sa demande via l’application mobile, une fois qu’il est prêt à prendre place dans une voiture. La demande est immédiatement envoyée aux conducteurs se trouvant à proximité et allant dans la même direction. Si un conducteur accepte de prendre en charge le passager, l’application prévient ce dernier, et il n’a qu’à attendre l’arrivée du conducteur.

Pour les piétons, OuiHop’ est gratuit dans la limite de trois trajets par mois. Au-delà, un pass illimité peut être acheté pour 2 euros par fois. À la différence d’autres applications de covoiturage, chez OuiHop’ il n’y a pas d’échange d’argent entre le passager et le conducteur : le conducteur est rémunéré avec des points virtuels, qu’il peut convertir en chèques-cadeaux utilisables chez BP, Speedy, Groupama, Zenpark, Wonderbox… La liste des partenaires est appelée à s’allonger dans les mois qui viennent.

OuiHop’ bientôt gratuit avec le Passe Navigo à Paris

Grâce au partenariat avec la Société du Grand Paris, Île-de-France Mobilités et la RATP, OuiHop’ sera bientôt gratuit pour les détenteurs du Passe Navigo (la carte de transports en Ile-de-France). Une expérimentation, également gratuite pour les passagers, est d’ailleurs prévue à Antonypôle, une zone d’activités en banlieue sud de Paris où de nombreuses entreprises sont implantées. Accessible certes en RER, cette zone est trop étendue pour pouvoir facilement se traverser à pied.

OuiHop’ compte à ce jour 35 000 utilisateurs et 1 500 déplacements par jour. La start-up a reçu des financements de la part de Bpifrance (la banque publique d’investissements), l’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et Greentech (un fabricant de produits cosmétiques). Une nouvelle levée de fonds est envisagée avant fin 2017.