Autonomy 2017 : retour sur le salon de la mobilité urbaine en 5 points-clés

Du 19 au 21 octobre dernier, se déroulait l’édition 2017 d’Autonomy à la grande Halle de la Villette, dont Mov’eo était partenaire. Le salon a réuni différents acteurs de la mobilité urbaine : startups, PME, grands groupes, collectivités… tout en étant ouvert au grand public. 10 000 visiteurs sont venus découvrir les 220 exposants de ce rendez incontournable de la mobilité. Mov’eo était présent ainsi que 16 de ses membres, prouvant le potentiel d’innovation en marche au sein du pôle. Mobilité personnalisée, mobilité électrique, services associés au véhicule, visite d’Elisabeth Borne, véhicule autonome et big data… Voici les points-clés du salon.

#1 La mobilité des particuliers, une offre riche : du scooter électrique au one-wheel-board

Sur Autonomy, le deux-roues étaient très présents. Du très contemporain scooter électrique de Peugeot jusqu’aux scooters aux courbes élégantes et rétro proposés par PinkMobility, chacun peut trouver sur les différents stand un modèle qui lui convient.

Même constat pour les cycles : une véritable richesse dans les propositions était visible sur le salon, comme les vélos électriques tout en finesse de la marque Solex, fabriqués par Easybike.

   

Dans un style tout à fait différent, étaient présent des moyens de déplacement plus légers. Les allées du salon se prêtaient en effet parfaitement aux démonstrations des skates et autres trottinettes. Sur la piste d’essai, des moyens requérant plus d’équilibre et de dextérité comme les gyroroues ou one-wheel-boards étaient à l’honneur.

  

#2 La mobilité électrique, pierre angulaire du salon

Du scooter au skateboard, LE point commun était à la mobilité électrique. Si quelques modèles de trottinettes requéraient les efforts à son utilisateur, aucune place n’était faîte aux véhicules thermiques sur le salon.

Si l’on prête naturellement une facilité d’usage et de recharge aux moyens légers décrits plus haut, il ne faut pas oublier que pour les deux roues ces opérations peuvent devenir de vraies contraintes, voir même être un frein dans l’achat. C’est pourquoi sur Autonomy il y avait autant de place pour les vendeurs de matériel que pour les services de free-floating, comme les scooters proposés par CityScoot ou Mober.

On trouvait également des solutions venant en complément aux moyens de transports. Comme les remorques intelligentes pour les vélos, proposées par K-Ryole, ou encore les prolongateurs d’autonomie pour voitures électriques proposés par EP Tender.

  

#3 La voiture en toute discrétion, mais pas les services associés au véhicule

Christophe Gaillard, dirigeant de SGA Mobility, sur le stand de Mov’eo

Majoritairement représentée par les services liés à son utilisation, la voiture s’est faite discrète sur les stands du salon Autonomy. De nombreuses applications de récupérations de données pour faciliter la gestion de son véhicule ou de sa flotte étaient présentes.

On pouvait évidemment compter sur la présence de SGA Mobility pour sa solution de recharge des voitures électriques à la demande et sans abonnement, ou encore la solution de geomarketing prédictif de Roofstreet.

D’un autre côté, l’entreprise SAEMES était présente sur le thème des services liées à l’utilisation des parkings (accès, disponibilité de place, réservation) et la collecte et partage de données via un portail open-data (Plus de détail à la fin de cet article dans le retour sur la conférence Mov’eo).

#4 Élisabeth Borne, Business France, la Finlande et les Pays-Bas sur le stand Mov’eo

Outre les professionnels de la mobilité urbaine, Mov’eo a reçu les visites des délégations néerlandaise et finlandaise, rappelant la dimension internationale du pôle, du salon et des problématiques liées à la mobilité. Business France, spécialisé dans le conseil en développement à l’international des entreprises Françaises, était également présent sur le stand du pôle.

Ce fut une belle opération de visibilité pour le potentiel d’innovation développé au sein du pôle, et particulièrement pour les 4 membres présents sur le stand : Airweb, OuiHop, Roofstreet et SGA Mobility. Notamment lors de la visite d’Élisabeth Borne, Ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports. Cette visite décrite comme une action de veille a permis à nos membres de présenter la pertinence de leurs solutions innovantes.

La présence de Mme la Ministre s’inscrit dans le cadre des Assises de la mobilité, étape décisive de réflexion, avant la proposition de la Loi d’orientation des mobilités prévues pour le premier trimestre 2018.

 

Voir aussi: https://www.assisesdelamobilite.gouv.fr/presentation

Les membres exposant ont également affiché leur appartenance au pôle

CIL4sys
EasyLi
PINK Mobility
Cityscoot
Mober
K-Ryole
EP Tender
UBEEQO
VULOG
WayzUp

 

On peut noter que plusieurs d’entre eux attendent de bonnes nouvelles de la part des grands constructeurs. Le salon ayant également permis un rapprochement entre certains grands groupes et des adhérents de Mov’eo.

 

Une grande partie des visiteurs ont participé aux excellentes conférences organisées par le salon. Mov’eo n’était pas en reste en proposant une séance dédiée au véhicule autonome, animée par Eric Beziat, journaliste Automobile et Transport pour Le Monde. Marc Charlet, directeur général de Mov’eo, a ainsi pu démontré toute l’expertise du pôle sur le thème de l’utilisation des données dans la voiture autonome.

 

#5 conférence : « L’arrivée des voitures autonomes vont utiliser et générer de grandes quantités de data. Comment optimiser ces données ? »

La mobilité automobile sera connectée et les véhicules émettront plusieurs types de données

  • Les données machines qui ne serviront qu’au management à distance (réparation, info traffic) et qui ne sont pas légalement encadrées à l’heure actuelle
  • Les données publiques, relatives aux conducteurs et à sa conduite. Elles sont actuellement très protégées par différentes législations.

La monétisation des données, la Data Economy

  • Le coût très élevé de la mise en place d’une solution pour mesurer, transmettre et enregistrer les datas
  • Les constructeurs ont un intérêt à collecter ces données vis-à-vis de l’entretien, cependant cela ne suffit pas à amortir la mise en place des solutions de mesures.
  • Des plates-formes open-data pourraient voir le jour car elles favoriseraient l’utilisation et la monétisation des données.

Un exemple : le parking digital

  • Un parking digital pourrait afficher une meilleure rentabilité par l’optimisation des services d’accès au parking mais aussi le développement de valet de parking
  • L’optimisation de ces espaces permettrait d’en faire un nouvel usage  plate-forme de stockage/logistique en souterrain et zone de détente dans les étages

Un positionnement difficile

Les voitures seront probablement équipées d’un data storage system (une « boîte noire »), pour permettre de déterminer les responsabilités grâces aux données recueillies. Où il faudra par ailleurs distinguer les données brutes (perçues par la machine) et les données fusionnées (traitées par un ordinateur de bord). L’utilisation  des données pose la question de la justesse de celles-ci : la fusion des données doit être juste – pour être correctement exploitée – et  le machine learning doit être maîtrisé pour ne pas provoquer d’accident.

 

Aujourd’hui l’utilisation de données liées à la mobilité trouvent son utilité lorsqu’il s’agit d’optimiser certaines tâches liées à l’utilisation des voitures. Ce qui est sûr c’est que si demain, les datas sont prélevées sur chaque véhicule, les objets connectés passeront à un palier supérieur. Et les champs d’utilisation en seront probablement démultipliés.